Qu’est-ce qu’un plan d’expériences ?
Une stratégie pour choisir et organiser les essais afin de répondre à une question scientifique, avec les moyens disponibles.
Comprendre quels réglages agissent, prévoir une réponse sous hypothèses, puis améliorer un procédé.
On prépare les comparaisons avant de mesurer : le plan détermine ce que l’on pourra apprendre.
Pourquoi faut-il expérimenter ?
Un procédé ne livre pas spontanément les causes de ses variations.
En soudure : modifier la vitesse ou le mélange gazeux peut changer le nombre de défauts. Il faut des mesures pour savoir comment.
Une comparaison bien choisie met une hypothèse à l’épreuve. Une mesure isolée décrit un résultat.
Quelle décision voulons-nous éclairer ?
| Question scientifique | Pourquoi choisir les essais ? |
|---|---|
| Comprendre | Repérer les réglages qui influencent une réponse. |
| Prévoir | Estimer ce qui se passerait ailleurs, sous un modèle. |
| Améliorer | Choisir des réglages puis vérifier leur performance. |
La bonne stratégie dépend de l’objectif, du budget et du risque acceptable.
Nous apprendrons à dire ce que les observations permettent de conclure — et ce qu’elles ne permettent pas encore de conclure.
Quatre essais : séparer deux influences
Notre question : la température et la durée modifient-elles chacune le rendement ?
Pour le savoir, il faut pouvoir comparer deux températures à durée identique, puis deux durées à température identique.
Comment allons-nous travailler ?
| Votre travail | Mon rôle d’enseignant |
|---|---|
| Proposer et justifier des essais | Poser le problème et guider les étapes. |
| Comparer les idées en groupes de 3 ou 4 | Animer la discussion et faire préciser les hypothèses. |
| Manipuler, observer et réviser une conclusion | Expliquer les notions, les calculs et les démonstrations. |
Vous proposez et testez ; nous expliquons ensuite les notions et les calculs ensemble.
Quel support utiliser, et à quel moment ?
| Support | Son rôle pendant la séance |
|---|---|
| Ces slides | Suivre la question, les consignes et les explications collectives. |
| M1 · livret de missions | Écrire les prédictions, les observations et les conclusions. |
| Laboratoire · parcours guidé | Manipuler la mission annoncée, puis revenir au débat. |
| F0 et F1 · fascicules | Retrouver les méthodes et les démonstrations complètes. |
Gardez les slides et M1 ouverts. Le laboratoire s’ouvre sur consigne, puis nous revenons au collectif.
Notre problème : quels réglages comparer ?
Passons à un cas concret : extraire un pesticide d’un échantillon.
Nous cherchons à savoir si chauffer davantage améliore le rendement, et si prolonger l’extraction change ce gain.
Vous choisissez la température entre 40 et 60 °C et la durée entre 1 et 2 h. Après chaque extraction, on mesure le rendement récupéré (%).
Budget : quatre extractions. Avant de les choisir, identifions ce que nous réglons et ce que nous mesurons.
Que fait-on pendant une extraction ?
Exemple : régler à 60 °C pendant 1 h, appliquer le protocole, puis mesurer le rendement.
La température et la durée sont choisies avant l’essai. Le rendement n’est connu qu’après la mesure.
Pour comparer deux extractions, on conserve le même protocole et on précise les réglages qui changent.
Facteur, niveau, domaine : trois idées différentes
Un facteur peut influencer la réponse. Ici nous en choisissons deux à étudier et leurs niveaux, dans un domaine réalisable.
Ce que l’on règle… et ce qui peut aussi agir
Un facteur parasite influence potentiellement le résultat sans être celui étudié. Maintenir ce qui peut l’être, consigner les changements ; organiser l’ordre des essais sera approfondi en séance 3.
Ce que nous cherchons aujourd’hui
Nous voulons comparer l’effet de deux réglages sur le rendement.
- Reconnaître les réglages, le résultat mesuré et les limites autorisées.
- Choisir quatre essais et expliquer quelles comparaisons ils permettent.
- Proposer une prévision à un réglage non mesuré, en disant sur quelle hypothèse elle repose.
Décision : changer un réglage. Risque : attribuer au réglage une différence due au bruit ou au lot d’échantillon.
Commençons avec M1 : le petit exercice de lecture. Le choix du plan viendra ensuite.
Avant de concevoir : vérifier que nous parlons de la même chose
Le prochain exercice sert à distinguer une décision expérimentale d’un résultat.
Décision : choisir 60 °C et 1 h. Résultat : lire 34 % de rendement après l’extraction.
Nous n’avons pas encore à trouver le meilleur réglage. Nous apprenons à décrire un essai pour pouvoir le comparer à un autre.
Petit exercice : qu’avez-vous le droit de choisir ?
Sur la slide suivante, identifiez les nombres choisis et le nombre mesuré.
Puis vérifiez une proposition : respecte-t-elle les deux limites du domaine ?
Température autorisée : 40 à 60 °C. Durée autorisée : 1 à 2 h.
M1 → « Petits exercices ». Répondez seul, comparez à deux, puis nous corrigeons ensemble.
Lire une expérience avant de choisir un plan
| Température | Durée | Rendement |
|---|---|---|
| 60 °C | 1 h | 34 % mesurés |
Quels nombres sont choisis avant l’essai ? Lequel est observé après ? Un essai à 45 °C pendant 2,5 h appartient-il au domaine autorisé ?
Température et durée sont réglées ; le rendement est mesuré. 2,5 h dépasse la limite de 2 h : le couple est hors domaine, même si la température est autorisée.
Une condition est un couple de réglages. Mesurer une réponse et choisir un facteur sont deux opérations différentes.
Choisir quatre essais pour répondre à notre question
Comment comparer l’effet de la température sans le confondre avec celui de la durée ?
- En groupes de 3 ou 4, choisissez quatre couples dans le domaine autorisé.
- Représentez-les dans M1 ; repérez deux essais dont un seul réglage change.
- Expliquez ce que cette comparaison permettra d’apprendre, puis ce qui restera inconnu.
Laboratoire → Enquête : étape 1, identifier ; étape 2, lire le domaine ; étape 3, saisir vos quatre essais. Revenez ensuite au collectif, sans chercher de solution automatique.
Des points différents, des questions différentes
Que permet de comparer chaque stratégie ? Qu’est-ce qui restera difficile à séparer ?
Pourquoi changer l’écriture de nos réglages ?
Nos essais sont choisis. Pour écrire leurs contributions dans une même équation, utilisons des repères communs.
| Réglage | Bas : −1 | Milieu : 0 | Haut : +1 |
|---|---|---|---|
| Température | 40 °C | 50 °C | 60 °C |
| Durée | 1 h | 1,5 h | 2 h |
Le code indique où l’on est entre les bornes. Il change l’écriture, sans changer le réglage physique ni le rendement.
Coder un réglage, puis retrouver son unité
Centre : 50 °C et 1,5 h. Pas du centre au niveau haut : 10 °C et 0,5 h.
55 °C → (55 − 50) / 10 = 0,5.
Code −1 en durée → 1,5 − 0,5 = 1 h.
M1 : codez un essai de votre plan. Laboratoire → Enquête → étape 5 : vérifiez le code de 55 °C. Puis revenez aux slides.
Une question nouvelle : prévoir entre deux mesures
Nous savons décrire et choisir des essais. Peut-on maintenant prévoir une réponse sans refaire l’extraction ?
À durée fixée à 1 h, deux mesures d’archives sont disponibles :
| Température | 40 °C | 50 °C | 60 °C |
|---|---|---|---|
| Rendement | 20 % mesurés | Votre prévision ? | 34 % mesurés |
Proposez une valeur à 50 °C et dites quelle évolution vous supposez entre 40 et 60 °C.
Ces archives servent à cet exemple de prévision ; ce ne sont pas les données des laboratoires A et B.
« Je prends le milieu » : quel modèle utilisons-nous ?
Si vous avez proposé 27 %, vous avez supposé une augmentation régulière du rendement.
Ce raisonnement mental est déjà un modèle : « le même degré supplémentaire apporte le même gain ». La formule écrit cette hypothèse.
Écrire notre raisonnement, puis le tester
Le gain supposé par degré est 14 / 20 = 0,7 point/°C.
À 50 °C : 20 + 0,7 × 10 = 27 %. Le chapeau signifie « valeur prévue ».
Nouvelle mesure : 33 %. Notre prévision est trop basse de 6 points ; la répétabilité de cet exemple est d’environ 1 point.
Vérifions les mesures et le protocole. Si l’écart se confirme, l’hypothèse de gain constant doit être revue.
Laboratoire → Enquête, dernière étape : noter 27 % et l’hypothèse, révéler, puis revenir aux slides. Un seul écart ne démontre pas une courbure.
Pour prévoir, il faut dire ce que l’on suppose
Choisir des essais permet de comparer. Un modèle permet ensuite de calculer une prévision.
Notre règle à gain constant n’était pas donnée par les deux mesures : nous l’avons supposée.
Avant de revenir aux deux réglages de l’extraction, essayons un problème plus simple : trois masses inconnues, dont les contributions s’additionnent physiquement.
Sur une balance, quelles combinaisons faut-il mesurer pour séparer les trois masses ?
Trois masses inconnues : que faut-il peser ?
La balance affiche la masse totale des objets posés ensemble. Elle est tarée, mais ses lectures fluctuent légèrement.
Trois objets A, B et C. Un exemplaire de chaque objet. Budget initial : trois pesées pour estimer leurs trois masses.
Ne devinez pas les masses sans donnée. Choisissez les objets et dites seulement ce que vous mesurez : une masse seule, ou une somme.
Ouvrir le laboratoire → Balances → Phase 1. Choisir, peser, noter. Les solutions restent cachées ; le mode sans bruit servira ensuite à expliquer les équations.
Vos trois pesées apportent-elles trois informations ?
Comparez vos totaux avec une autre équipe avant d’ouvrir les équations.
- Quelles masses pouvez-vous réellement retrouver ?
- Des pesées différentes peuvent-elles répéter la même information ?
- Quelle pesée changeriez-vous ? Pourquoi ?
Laboratoire : « Comparer nos stratégies avant la solution ». Notez votre conclusion, puis revenez aux slides. M1 : tableau des pesées.
Compter les pesées ne suffit pas
Exemple sans bruit pour expliquer les équations. Dans vos pesées bruitées, les masses calculées sont des estimations.
Trois fois A + B + C
Trois totaux identiques : une seule équation indépendante.
A, puis B, puis A + B
La troisième équation est la somme des deux premières. C reste invisible : rang 2.
A + B, A + C, B + C
| mA | mB | mC | Total (g) |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 | 0 | 50 |
| 1 | 0 | 1 | 70 |
| 0 | 1 | 1 | 80 |
Trois équations indépendantes : rang 3.
Trois inconnues exigent au moins trois équations indépendantes dans ce modèle linéaire idéal.
Une pesée devient une ligne de X
Exemple sans bruit pour expliquer les équations. Dans vos pesées bruitées, les masses calculées sont des estimations.
| mA | mB | mC | Total (g) |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 | 0 | 50 |
| 1 | 0 | 1 | 70 |
| 0 | 1 | 1 | 80 |
1 = objet présent ; 0 = absent.
50 + 70 − 80 = 2mA : mA = 20 g. Puis mB = 30 g et mC = 50 g.
X m = y : les combinaisons sont connues, les masses sont cherchées. Une ligne par pesée, une colonne par inconnue.
Même combinaison : pourquoi répéter la mesure ?
Les premières lectures étaient déjà bruitées. Isolons maintenant cette variation en gardant toujours A + B.
La masse posée ne change pas. La lecture peut changer. Que devrait apporter la moyenne de plusieurs lectures ?
Laboratoire → Balances → Phase 2 · Répéter. Répétez A + B au moins trois fois, observez la dispersion, puis révélez l’explication. Aucune prévision numérique n’est demandée.
La masse reste fixe ; nos observations varient
Une lecture = masse vraie + erreur.
Moyenne : 50,56 g.
Variance corrigée : 4,55 g².
Écart-type observé : 2,13 g.
La variance utilise les carrés des écarts à la moyenne, divisés par n − 1. L’écart-type en est la racine : il retrouve l’unité gramme.
Répéter stabilise la moyenne d’une somme ; cela ne sépare pas les masses qui restent confondues.
Une moyenne plus stable peut rester décalée
Le bruit fait fluctuer les observations. Le biais décale leur moyenne. Répéter réduit la fluctuation de la moyenne, pas le défaut de tare.
Même budget : comparer deux stratégies de six pesées
Séparer les masses ne suffit pas : nous voulons aussi des estimations qui varient peu sous bruit.
- Ouvrez « Phase 3 · Comparer les stratégies », accessible en haut du laboratoire.
- Choisissez « Chaque objet deux fois », puis réalisez les six pesées.
- Essayez « Chaque paire deux fois » avec le même budget. Comparez les estimations.
- Après l’échange en groupe, révélez les campagnes répétées pour juger leur dispersion.
Une seule campagne ne permet pas de dire sûrement quelle stratégie est la plus précise.
Une campagne ne suffit pas à classer les stratégies
Les masses estimées changent quand on recommence les six pesées.
Après la comparaison entre groupes : « Comparer la dispersion sur 200 campagnes virtuelles ». Chaque point du nuage est une estimation issue d’une campagne complète.
Critère : écart-type de chaque masse estimée, en grammes. Plus il est faible, plus l’estimation varie peu d’une campagne à l’autre.
Objets séparés : √2 ≈ 1,41 g par masse.
Paires répétées : √1,5 ≈ 1,22 g par masse.
Totaux puis A et B : 2 ; 2 ; 3 g.
Même budget de six pesées, même rang 3, précisions différentes. Résultats sous erreurs indépendantes, σ = 2 g, tare connue.
Ce que les balances nous ont appris
Information indépendante
Les combinaisons choisies permettent-elles de séparer les masses ?
C’est la question du rang et de l’identifiabilité.
Précision
Les masses estimées changent-elles beaucoup lorsque les mesures fluctuent ?
Elle dépend du bruit, du plan et des répétitions.
Une nouvelle pesée n’est pas forcément une nouvelle direction. Une répétition peut être utile sans ajouter de direction.
Retour aux slides : comparons maintenant les contributions de deux réglages. Nous reviendrons aux matrices dans C.
Du plateau au procédé : même logique, autre modèle
Balance tarée
Une équation physique additive : somme des masses présentes.
X : les objets présents.
Inconnues : les trois masses.
Extraction
Une règle de prévision choisie : constante + contributions des facteurs.
Nous allons comparer les gains des deux facteurs. Les matrices du modèle seront reprises en C, après l’interaction et la confusion.
Un rang complet permet de séparer les inconnues du modèle. Il ne garantit ni sa validité physique, ni une bonne précision.
Retour à l’extraction : les gains s’additionnent-ils ?
Sur la balance, la masse de A + B est physiquement la somme des masses.
Pour un rendement d’extraction, rien ne garantit que « chauffer davantage » et « attendre davantage » apportent deux gains indépendants.
Notre nouvelle question : le gain obtenu en chauffant est-il le même après 1 h et après 2 h ?
Faut-il mesurer la quatrième combinaison ?
Deux réglages possibles par facteur : 40 ou 60 °C ; 1 ou 2 h. Cela donne quatre combinaisons.
Une équipe propose trois essais : le départ (40 °C, 1 h), puis changer seulement la température, puis seulement la durée.
L’autre veut aussi mesurer (60 °C, 2 h), où les deux réglages sont au niveau haut.
Peut-on économiser le quatrième essai en additionnant les deux gains ? Quelle hypothèse cela demande-t-il ?
M1 → Mission A : choisir une stratégie, puis préparer l’argumentation avec votre fiche. Enveloppes fermées.
Deux stratégies : quels points seront mesurés ?
Avec votre fiche, dessinez les points mesurés. Préparez un avantage, une limite et l’hypothèse nécessaire pour prévoir le point manquant.
Confrontez les deux stratégies
Trois essais : un facteur à la fois.
Comment prévoir le quatrième résultat sans le mesurer ?
Quatre essais : toutes les combinaisons.
Quelle comparaison supplémentaire devient possible ?
Échangez entre les groupes du même cas A ou B. Cherchez l’hypothèse et une objection. Gardez les enveloppes fermées.
Peut-on additionner les gains ?
| Réglages | Laboratoire A | Laboratoire B |
|---|---|---|
| 40 °C ; 1 h | 23 % | 17 % |
| 60 °C ; 1 h | 37 % | 43 % |
| 40 °C ; 2 h | 41 % | 65 % |
Départ + gain température + gain durée : que prévoir à 60 °C pendant 2 h ?
A : 23 + (37 − 23) + (41 − 23) = 55 %.
B : 17 + (43 − 17) + (65 − 17) = 91 %.
Le quatrième essai teste notre hypothèse
Nous ne refaisons pas la prévision : nous la comparons maintenant à la mesure qui manquait.
| Cas A | Cas B | |
|---|---|---|
| Prévision en additionnant les gains | 55 % | 91 % |
| Mesure à 60 °C, 2 h | 59 % | 35 % |
| Mesure − prévision | +4 points | −56 points |
L’addition des gains ne restitue pas ces résultats exactement. Pour comprendre pourquoi, comparons graphiquement le gain de température à chaque durée.
Ouvrir les enveloppes, noter le quatrième résultat dans M1, puis suivre les graphiques ensemble.
À une heure : quel est l’effet de la température ?
De 40 à 60 °C : cas A, +14 points ; cas B, +26 points. Gardons la durée constante.
À deux heures : retrouve-t-on le même gain ?
Cas A : +18 points à 2 h ; cas B : −30 points à 2 h. Comparez avec les gains à 1 h : des gains différents donnent des segments non parallèles. C’est une interaction observée ; son importance doit être confrontée au bruit.
Interaction : comparer les effets, pas les niveaux
Sur l’échelle du rendement, le gain de température dépend de la durée : les segments ne sont pas parallèles.
Sans interaction : le gain resterait le même
Deux segments parallèles : changer la durée déplace la réponse, sans changer le gain de température.
Avec du bruit, un léger non-parallélisme ne suffit pas à prouver une interaction. Deux niveaux ne renseignent pas sur la courbure entre les niveaux.
Du raisonnement à l’écriture additive
Prévision = valeur au centre + contribution température + contribution durée.
| Coefficient | Sens |
|---|---|
| b₀ | prévision au centre |
| b₁ | contribution par unité de code température |
| b₂ | contribution par unité de code durée |
Dans ce modèle, le gain d’un facteur ne dépend pas du niveau de l’autre. C’est une hypothèse, pas un résultat garanti.
Quelle limite avons-nous mise en évidence ?
Les contributions ne s’ajoutent pas toujours indépendamment. Nous construirons en C la colonne x₁x₂ pour représenter cette dépendance.
Soudure laser : comparer deux stratégies
| Facteurs | Niveau − | Niveau + |
|---|---|---|
| Vitesse | 20 cm/min | 30 cm/min |
| Hélium | 30 % | 50 % |
| Puissance | 650 W | 750 W |
Réponse : nombre de soufflures à réduire. Comparons six essais « un facteur à la fois » à quatre essais combinés : réponses 22, 8, 35 et 27.
Les poids retrouvés sont 5,5 ; −8 ; −1,5. Une combinaison efficace des essais n’établit pas, à elle seule, que les interactions sont nulles.
Pause
À la reprise, nous chercherons comment séparer deux effets.
Si température et durée changent toujours ensemble, que peut-on comprendre ?
Après l’interaction : peut-on séparer les contributions ?
Un modèle peut manquer un terme. Mais même un modèle simple reste inutilisable si les essais ne séparent pas ses coefficients.
Beaucoup de mesures, mais quelle comparaison ?
A montrait qu’un modèle peut manquer un effet. B pose une autre difficulté : nos essais permettent-ils seulement de séparer les effets ?
| Lot | T (°C) | t (h) | Rendement (%) |
|---|---|---|---|
| 1 | 40 | 1 | 22,8 |
| 2 | 45 | 1,25 | 30,3 |
| 3 | 50 | 1,5 | 39,5 |
| 4 | 50 | 1,5 | 38,7 |
| 5 | 55 | 1,75 | 48,4 |
| 6 | 60 | 2 | 57,5 |
On envisage 60 °C pendant 1 h. Quelle comparaison isole la température ? Codez les lots 2 et 5.
Six observations, mais une seule direction explorée
Pour comparer deux températures, il faudrait une durée constante.
Ici, température et durée augmentent toujours ensemble.
Deux observations au centre améliorent la lecture de la dispersion, mais ne créent pas une seconde direction.
Pourquoi les contributions se confondent-elles ?
Changer l’attribution entre b₁ et b₂ sans changer leur somme laisse toutes les prévisions du journal inchangées.
Ouvrez le journal dans le laboratoire. Étape 1 du parcours guidé. Comparez les codes, puis revenez à M1.
Trois modèles, les mêmes prévisions sur la diagonale
| Hypothèse | b₀ | b₁ | b₂ |
|---|---|---|---|
| Température seule | 39,53 | 17,5 | 0 |
| Durée seule | 39,53 | 0 | 17,5 |
| Partage égal | 39,53 | 8,75 | 8,75 |
Les trois modèles décrivent les données aussi bien. Un bon ajustement ne suffit pas à choisir l’explication.
Hors diagonale : trois prévisions différentes
À (+1, −1), calculez b₀ + b₁ − b₂ avec une hypothèse de M1.
| Modèle | Prévision |
|---|---|
| Température seule | 57,0 % |
| Durée seule | 22,0 % |
| Partage égal | 39,5 % |
Cette condition permettrait de départager les modèles. Quelle expérience proposez-vous dans M1 ?
Quelle expérience permettra de distinguer les modèles ?
Proposez une condition hors de la diagonale.
Écrivez les réglages en unités réelles, puis justifiez dans M1.
Justifiez votre proposition avant toute nouvelle mesure.
Une condition nouvelle apporte une comparaison absente
Au point (+1, −1), les prévisions étaient 57,0 ; 22,0 ; 39,5 %.
Mesure révélée : 37 %.
Pour le modèle additif, les coefficients deviennent séparables. Cet essai ne suffit pas à valider la forme du modèle ni sa précision.
Retrouver la condition supplémentaire dans le labo
Parcours guidé B · choisir une condition hors diagonale
Choisissez les codes (+1, −1), préparez l’essai, puis continuez pour révéler la mesure. Dans M1 : qu’ajoute cette comparaison, que ne vérifie-t-elle pas ?
La valeur 37 % est celle du cas fourni. Les tirages simulés avec du bruit peuvent être différents.
Comment démontrer l’information manquante ?
Plusieurs modèles expliquent le journal. Écrivons les calculs pour voir exactement pourquoi les effets se confondent.
Un essai, une équation de prévision
Modèle additif : une constante et deux contributions.
Quatre essais : les mêmes coefficients, quatre équations
Les coefficients sont communs. Seuls les multiplicateurs 1, −1 et +1 changent selon l’essai.
Construire X : ranger les multiplicateurs
| constante | température | durée |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Une ligne = un essai.
Une colonne = un terme du modèle.
La colonne de 1 multiplie b₀ : la constante intervient à chaque ligne.
X est une matrice 4 × 3. Les rendements mesurés restent séparés, dans y.
Produit ligne × colonne : associer les nombres
| pour b₀ | pour b₁ | pour b₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| β : coefficients fournis |
|---|
| 40 |
| 8 |
| 10 |
Multiplier chaque multiplicateur par son coefficient, puis additionner les trois produits.
À vous : trois autres prévisions
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Avec b₀ = 40, b₁ = 8 et b₂ = 10, calculez les essais 2, 3 et 4 dans M1.
Laboratoire → C · étapes 1 et 2 : vérifiez une ligne et vos prévisions. Comparez vos calculs en binôme. Les réponses apparaîtront sur la diapositive suivante.
Xβ : une prévision par ligne
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
| ŷ : prévisions |
|---|
| 22 |
| 38 |
| 42 |
| 58 |
Les dimensions se raccordent : trois multiplicateurs par ligne pour trois coefficients. Quatre lignes produisent quatre prévisions.
Prévoir et faire une régression : deux sens différents
Jusqu’ici : prévoir
On vous donnait b₀ = 40, b₁ = 8, b₂ = 10.
Avec X, vous calculiez les prévisions.
Maintenant : ajuster
Nous avons les mesures : 23, 37, 41, 59.
Quels coefficients décrivent au mieux ces mesures ?
La régression estime les coefficients à partir des mesures.
Écrire les quatre mesures dans une seule équation · 1/2
Les multiplicateurs sont connus. Les mesures sont connues. Les coefficients sont cherchés. Les ε décrivent les erreurs inconnues du modèle.
Écrire les quatre mesures dans une seule équation · 2/2
Les quatre équations précédentes sont regroupées. L’ordre des lignes doit être identique dans y et X.
Voir les écarts avant de chercher une formule
Pour chaque essai : résidu = mesure − prévision. Les traits orange montrent les écarts.
Pourquoi mettre les résidus au carré ?
| résidu rᵢ | carré rᵢ² |
|---|---|
| 1 | 1 |
| -1 | 1 |
| -1 | 1 |
| 1 | 1 |
La somme des écarts se compense, malgré des prévisions inexactes.
Les moindres carrés cherchent les coefficients qui minimisent la somme des carrés, pour le modèle choisi.
Estimer : chercher la meilleure règle dans ce modèle
yᵢ : une mesure · (Xβ)ᵢ : la prévision correspondante.
On change les coefficients, on recalcule les prévisions et la somme des carrés, puis on retient le minimum.
Un petit résidu ne prouve pas la validité du modèle. Un résidu peut refléter du bruit ou un terme oublié.
Transposer : une colonne devient une ligne
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
| essai 1 | essai 2 | essai 3 | essai 4 |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 | 1 | 1 |
| -1 | 1 | -1 | 1 |
| -1 | -1 | 1 | 1 |
X : 4 × 3. Xᵀ : 3 × 4. Aucun nombre ne change ; la colonne température devient la deuxième ligne.
XᵀX : chaque case compare deux colonnes
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Choisir deux colonnes de X, multiplier les nombres ligne par ligne, puis additionner. Ce produit remplit une case.
Une case hors diagonale : constante × température
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Case (1,2) : colonne 1 avec colonne x₁.
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| ? | 0 | ? |
| ? | ? | ? |
| ? | ? | ? |
Le produit scalaire vaut zéro : ces deux colonnes sont orthogonales. Ce n’est pas une multiplication case par case de deux matrices.
Une case diagonale : température × température
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Case (2,2) : la colonne x₁ avec elle-même.
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| ? | 0 | ? |
| ? | 4 | ? |
| ? | ? | ? |
Une case diagonale contient la somme des carrés d’une colonne.
Les neuf cases : répéter la même construction
Chaque case apparaît avec la flèche →. Au final : diagonale 4, produits croisés 0, donc XᵀX = 4I₃.
Des résidus au calcul des coefficients
Au minimum des carrés, les résidus sont orthogonaux aux colonnes de X. Le laboratoire résout ces équations normales.
Pourquoi les équations normales minimisent-elles les écarts ?
Nous voulons minimiser S(β) = ‖y − Xβ‖². Pour une colonne xⱼ, faisons varier seulement son coefficient.
Chaque colonne est orthogonale au résidu ajusté. Un autre choix ajoute un carré positif : S(β) = S(β̂) + ‖X(β̂ − β)‖².
Le minimum est unique si X a son rang complet. Développement complet : F0, section 8.
Quand la formule avec l’inverse est-elle possible ?
X : essais et termes connus.
Xᵀy : produits entre colonnes et mesures.
(XᵀX)⁻¹ : inverse, s’il existe.
Il faut des colonnes indépendantes : rang(X) = nombre de coefficients. L’inverse n’existe pas pour le journal confondu. Aucun calcul manuel d’inverse n’est demandé.
Orthogonalité : les équations se séparent
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 4 | 0 | 0 |
| 0 | 4 | 0 |
| 0 | 0 | 4 |
Produits croisés nuls : pas de mélange entre coefficients dans ces équations.
Estimation additive : coefficients et résidus
| β̂ = (Xᵀy) / 4 |
|---|
| 40 |
| 8 |
| 10 |
| mesure | prévision | résidu |
|---|---|---|
| 23 | 22 | 1 |
| 37 | 38 | -1 |
| 41 | 42 | -1 |
| 59 | 58 | 1 |
SCR = 4. Sans bruit ajouté, les écarts viennent ici de l’interaction omise. Orthogonal ne signifie pas que le modèle est validé.
Relire la précision des balances avec les matrices
Les erreurs des pesées se transmettent aux masses estimées.
σ² décrit le bruit d’une mesure. (XᵀX)⁻¹ décrit comment le plan le transmet aux coefficients.
Diagonale : variances des estimations. Racines : écarts-types comparés dans le laboratoire.
Modèle correct, erreurs centrées de covariance σ²I, X connu de rang complet. La normalité n’est pas nécessaire. F0 §9 détaille la démonstration.
Passer des coefficients aux mesures, puis aux coefficients
Ouvrir C → étape 3 : vérifier l’ajustement
- Rappel : la ligne et les prévisions ont été travaillées aux étapes 1 et 2.
- Lisez les mesures et rappelez ce que minimise l’ajustement.
- Étape 3 : ajuster aux mesures 23, 37, 41, 59 ; lire les coefficients et calculer un résidu.
M1 : relever les coefficients, calculer un résidu et la somme des carrés. Retour aux slides après l’étape 3, puis étudions le rang.
Représenter l’interaction par x₁x₂
| Essai | 1 | x₁ | x₂ | x₁x₂ à compléter |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 1 | −1 | −1 | ? |
| 2 | 1 | +1 | −1 | ? |
| 3 | 1 | −1 | +1 | ? |
| 4 | 1 | +1 | +1 | ? |
La colonne vaut (+1, −1, −1, +1).
Avec ce terme, X a 4 lignes et 4 colonnes.
Deux colonnes identiques : deux effets inséparables
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | -0.5 | -0.5 |
| 1 | 0 | 0 |
| 1 | 0 | 0 |
| 1 | 0.5 | 0.5 |
| 1 | 1 | 1 |
Ajoutons δ à b₁ et retirons δ à b₂.
Une infinité de couples donnent les mêmes prévisions. Même sans bruit, ces essais ne permettent pas de les départager.
Le rang : compter les directions indépendantes
Journal : six lignes, trois colonnes
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | -0.5 | -0.5 |
| 1 | 0 | 0 |
| 1 | 0 | 0 |
| 1 | 0.5 | 0.5 |
| 1 | 1 | 1 |
Rang 2 : seulement deux directions indépendantes.
Quatre combinaisons : quatre lignes
| 1 | x₁ | x₂ |
|---|---|---|
| 1 | -1 | -1 |
| 1 | 1 | -1 |
| 1 | -1 | 1 |
| 1 | 1 | 1 |
Rang 3 : les trois coefficients additifs sont identifiables.
Le rang dépend du plan et des termes du modèle, pas des rendements observés.
Vérifier l’identifiabilité dans le laboratoire
Parcours C · étape 4 · modèle additif
Dans M1 : relevez le nombre de lignes, le nombre de colonnes et le rang. Expliquez pourquoi six mesures ne suffisent pas ici.
Rang complet : coefficients séparables pour ce modèle. Cela ne garantit ni précision suffisante, ni modèle adapté.
Répéter ou explorer une condition nouvelle ?
Nous savons reconnaître une information manquante. Comment choisir les essais supplémentaires qui répondent à notre question ?
Répéter ou ajouter une condition ?
Comptez dans M1 : essais, conditions différentes, répétitions. Quelles informations chaque plan peut-il apporter ?
P5 : combiner conditions nouvelles et répétitions
Chaque double cercle représente deux essais réellement refaits aux mêmes réglages.
Comparer des conditions différentes renseigne sur les effets.
Comparer des répétitions renseigne sur la dispersion.
Répéter signifie refaire le protocole sur une nouvelle unité expérimentale, pas relire la même mesure.
Six essais ou quatre : où est l’information nouvelle ?
Les lignes répétées reproduisent les mêmes multiplicateurs. Le quatrième coin ajoute une combinaison absente.
Comparer le rang pour le modèle avec interaction
| Plan | Essais | Conditions distinctes | Rang / coefficients |
|---|---|---|---|
| P3 | 6 | 3 | 3 / 4 |
| P4 | 4 | 4 | 4 / 4 |
| P5 | 8 | 4 | 4 / 4 |
Quatre termes à séparer. P3 a davantage de mesures que P4, mais le rang reste 3. Le nombre d’essais ne suffit pas.
Répéter améliore parfois la précision, même à rang constant
P4 et P5 ont les mêmes quatre conditions.
Avec interaction : rang 4 dans les deux cas.
P5 double les mesures : variance des coefficients divisée par 2, sous erreurs indépendantes de variance commune.
On n’ajoute aucune colonne indépendante ; on stabilise les estimations et on observe la répétabilité.
Nouveau point ne signifie pas forcément nouvelle information indépendante
Dans le journal B
Ajouter un nouveau couple sur la diagonale conserve x₁ = x₂.
Dans le domaine complet
Un point hors diagonale peut séparer les deux contributions dans le modèle additif.
Un centre peut renseigner sur une courbure, même lorsque le rang du modèle additif est déjà complet.
« Informatif » dépend de la question. Le rang mesure l’identifiabilité d’un modèle ; il ne résume ni la précision ni la vérification de ce modèle.
La qualité du plan dépend de la question
| Plan | Information accessible | Limite |
|---|---|---|
| P3 | Dispersion aux trois coins | Interaction non séparable |
| P4 | Quatre termes séparables | Pas de répétitions ; pas de contrôle intérieur |
| P5 | Quatre termes + répétabilité | Toujours pas de point intérieur |
Laboratoire → D : comparer les plans, puis les rangs avec interaction. Pour l’additif, les deux ont déjà le rang 3.
Comment les essais améliorent-ils la précision ?
Comparaison de deux mesures : chaque observation a un poids ±1/2.
Plan combiné : quatre observations, chacune de poids ±1/4.
Erreurs non corrélées de même variance. La précision dépend de la disposition et du nombre de mesures ; répéter reste utile.
Votre laboratoire dispose de quatre essais
Il veut savoir si température et durée interagissent dans le domaine étudié.
Laboratoire → D · Décider : proposez quatre réglages, justifiez le choix et indiquez une limite de ce que vous pourrez conclure.
Les quatre combinaisons permettent de calculer l’interaction aux niveaux choisis. Sans répétition ni mesure intérieure, pas de contrôle direct de la répétabilité ni d’une courbure entre les niveaux.
Frittage : onze facteurs, douze essais
| Étude du frittage | Pourquoi c’est le même problème |
|---|---|
| 11 facteurs ; 12 essais | Une constante et onze poids à estimer |
| Densité, porosité, flexion | Un même plan ; trois réponses à interpréter |
| Plan saturé | Aucun degré de liberté pour estimer le bruit résiduel |
| Mesures répétées à part | Une échelle d’incertitude pour juger les poids |
Les outils Pareto et normal/half-normal servent à hiérarchiser des candidats. Un facteur non significatif n’est pas démontré sans effet.
Le laboratoire : un parcours guidé, un mode libre
Au quotidien : choisissez votre mission, suivez une tâche à la fois, puis revenez à M1. Le mode libre donne accès aux outils ci-dessous.
| Mode libre / avancé | Ce que nous y faisons | Question à se poser |
|---|---|---|
| 1 · Plan et facteurs | Réglages réels, codes, points | Quels essais allons-nous faire ? |
| 2 · Matrice X | Colonnes, rang, XᵀX | Quels coefficients peut-on séparer ? |
| 3 · Simuler et ajuster | Mesures, β̂, prévisions, résidus | Comment le modèle décrit-il ces mesures ? |
| 4 · Comparer deux plans | Nombre, rang, disposition | Quel plan répond à notre question ? |
L’inverse, les variances et les nuages affichés dans le labo décrivent la précision. Ils complètent le rang ; leurs démonstrations se retrouvent dans F0 §7–9.
Le chemin parcouru
- Un essai : réglages choisis et réponse mesurée.
- Le codage : une autre écriture des mêmes réglages.
- Un modèle : une règle de prévision sous hypothèses.
- X : une ligne par essai, une colonne par terme.
- La régression : mesures → coefficients estimés → prévisions et résidus.
- Un plan : un choix selon la question et les contributions à séparer.
Ce que vous savez faire seuls
- Décodez (+1 ; −1), puis écrivez sa ligne de X pour le modèle additif.
- Une prévision de modèle est-elle une mesure ? Expliquez.
- Pourquoi répéter les lots du journal ne sépare-t-il pas température et durée ?
Ajoutez une question qui vous reste. Remettez le ticket.